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cameroun-le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Cavaye Yéguie Djibril autre roi faineant !

cavayéVendredi 9 aout 2015, s’est tenue une réunion entre le Président de l’Assemblée Nationale (PAN), Cavaye Yéguie Djibril , le ministre d’Etat en charge de la Justice Laurent Esso et le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o.

D’après Cavaye Yéguie Djibril il ne ne comprend pas pourquoi l’on peut le rabaisser ainsi et par dessus tout aller à l encontre de ce qu’il avait lui meme decidé sur l’affaire concernant son ex-garde du corps, le Capitaine Bouba Simala.

Pour Cavaye Yéguie Djibril, il fallait que les chefs d’accusation consignés dans l’ « arrêté présidentiel » du 16 juin dernier restent intacts.Mais des contre-ordres seraient parvenus au magistrats et instructeurs de  cette affaire afin que l’on change les motifs d’accusations.( oui vous aviez bien lu  ”les motifs d’accusations car  pârmi les chefs et hautes personnalités actives et fidèles au président il est le numéro).  Il voudrait savoir qui a donné l’ordre au tribunal militaire d’abandonner les infractions retenues à l’encontre de Bouba Simala. Accusé  «  D’actes de terrorisme, d’incitation au braquage et à l’enlèvement ». Les investigations révèleront que le neveu du PAN est désormais poursuivi pour «  Menaces simples, outrage à corps constitués et violation de consignes ».

Les deux ministres ont honoré le rendez-vous,(par courtoisie disent des hommes  des deux entourages ) mais ont insisté sur le fait qu’il faille que la justice fasse son travail  dans cette affaire « au nom du principe de la séparation des pouvoirs ».qui lui a accépté mais a demandé que les deux ministres s’en occupent , qu’ils accélèrent la procédure afin que ce dernier puisse purger une longue et grande peine (pour utiliser ces dires ”maximale”).

renté dans son ministere , le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense Edgar Alain Mebe Ngo’o. a criée son indignation du fait qu’il soit appelé popur des aneries en promettant justement de faire une note au président( nous souffle un conseil qui a tenu a gardé l anonymat).

Par contre le ministre d’Etat en charge de la Justice Laurent Esso a juste appelé le magistrat qui a instruit l’affaire << à chaque fois que vous recevriez un coup de fil ou une suggestion sur cette affaire faite moi signe insister afin que mon secrétariat vous passe >>

 

rappelons les faits :

juin 2015 Le Capitaine Bouba Simala

L’ancien garde du corps de Cavayé Yéguié Djibril est en fuite depuis l’annonce de son limogeage lundi à Yaoundé.

Dans un arrêté daté du 16 juin, le président de la Chambre basse du parlement l’accuse «d’actes de terrorisme, d’incitation au braquage et à l’enlèvement».

Dans ce document, Cavayé Yéguié Djibril ne donne pas plus de détails sur les actes dont il a été la cible.Outre sa décision de remettre le capitaine Bouba Simala à son administration d’origine, qui est le ministère de la Défense, le président de l’Assemblée nationale demande audit ministère de prendre conformément à la loi en vigueur, toutes les dispositions pour que son ancien homme de main réponde de ses actes.S’il est reconnu coupable, le concerné encourt la peine capitale comme le stipule la nouvelle loi anti-terroriste adoptée en décembre 2014 au Cameroun.

Avant d’être promu au grade de capitaine et garde du corps de Cavayé Yéguié Djibril, celui qui était encore le lieutenant Bouba Simala avait été nommé chargé d’études dans le cabinet du Président de l’Assemblée nationale en avril 2009.

Au-delà du cadre professionnel, il existe un lien de parenté entre Bouba Simala et Cavayé Yéguié Djibril. Le premier qui est présenté comme le neveu du second, assistait son oncle dans le cadre professionnel depuis deux décennies.

Selon certaines sources, il aurait commandité l’enlèvement lors de la séance de sport par des individus qui devaient se faire passer pour des agents de la Direction de surveillance du territoire (DST).Mais la conversation a été interceptée et enregistrée par les services de renseignement, qui l’ont ensuite transmise au Président de l’Assemblée nationale.

26 juin 2015 -le journal le jour nous apprenais ceci

Avant même le limogeage, puis l’arrestation du garde du corps du président de l’Assemblée nationale, un autre membre de la famille, floué dans le partage d’une rançon sur de supposés otages de Boko Haram, a écrit une lettre cinglante au chef de l’Etat.

Le capitaine Bouba Simala, désormais ex-garde du corps du président de l’Assemblée nationale (Pan), Cavaye Yeguie Djibril, médite son sort dans les cellules de la prison militaire (Semil) de Yaoundé depuis vendredi dernier en fin de matinée. Arrêté la veille, celui qui fut limogé le lundi d’avant venait de passer sa première nuit de détention au Semil. Son ex-patron, et non moins oncle, l’a affublé d’«actes de terrorisme, d’incitation au braquage et à l’enlèvement que l’intéressé a bien voulu commettre à l’endroit du président de l’Assemblée nationale».

En instruisant le ministre en charge de la Défense de prendre «toutes les dispositions conformément à la loi en vigueur», la Pan se pose d’ores et déjà en procureur, instrumentalisant sans sourciller le Mindef Edgard Alain Mebe Ngo’o et, implicitement, orientant l’instruction. Au vu de la gravité des charges ainsi énoncées par l’honorable plaignant – 3ème personnalité de la République, qui plus est, et qui renvoient clairement à des faits de terrorisme, l’officier de gendarmerie sera donc, selon la loi y relative, traduit devant le tribunal militaire.

Mais, ainsi que nous l’écrivions dans notre dernière édition, il n’est pas certain que Bouba Simala, qui aura passé près de 20 ans au service de son parent, accepte de se laisser embastiller sans se répandre. L’homme, on l’imagine, ne saurait manquer d’anecdotes sur les petites affaires de son tonton qui vont des marchés compliqués aux frasques politiques, en passant par les galipettes et autres manœuvres obscures. Cavaye Yeguie Djibril aurait voulu se tirer une balle dans le pied qu’il ne s’y serait pas pris autrement, avancent déjà quelques proches.

La balance chez les Moulin-Fournier

Un qui n’a pas attendu d’être réduit au silence, c’est Jean Pierre Djougouri, cadre dans une société publique de premier plan et en poste à Yaoundé, qui a dégainé le premier. Lui aussi, neveu du Pan et qui en s’islamisant a pris le nom de «Issa», a pondu une virulente lettre de dénonciation adressée au chef de l’Etat. Le brûlot, qui se trouve désormais sur la table de Paul Biya, a été déposé au secrétariat général de la présidence de la République avec copie au ministre chargé de Mission à la présidence de la République, par ailleurs président de l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (Andp), Amadou Moustapha.

Sur trois pleines pages, Jean Pierre Djougouri décrit comment il a été mandaté par Cavaye Yeguié Djibril en vue de conduire les tractations pour la libération des 7 otages français de la famille Moulin-Fournier, enlevés à Dabanga (Extrême-Nord) le 19 février 2013 et libérés le 18 avril suivant. L’intermédiaire, au départ, a eu droit à des «frais de mission» de l’ordre de 1,5 millions de francs, à lui remis par le commanditaire et avec lesquels il commencera par s’acheter un téléphone androïd au départ de la capitale, question de rester permanemment en contact avec le Pan. Il détaille les risques pris, en révélant les mirifiques promesses sonnantes et trébuchantes.

Mais quel ne sera pas son étonnement, une fois le dénouement obtenu, non seulement d’être devenu persona non grata à son retour de mission, mais surtout de n’avoir touché aucun kopeck sur la rançon, ainsi que prévu au départ. Plus grave, Cavaye et lui-même en arrivent à de violentes prises de bec, par téléphone interposé. Il devient menaçant et, comprenant à quel point il avait été floué au moment même où de grosses sommes étaient évoquées dans la transaction, promet de tout balancer.

C’est alors que, face aux risques réels de voir ses activités inavouées étalées sur la place publique, le Pan opte pour le même stratagème ou presque, vis-à-vis de Jean Pierre Djougouri, qu’avec le capitaine Bouba Simala : il l’accuse de tentative de chantage. L’infortuné passera 13 jours au secret à la Direction générale à la recherche extérieure (Drge), et ne sera libéré qu’au lendemain des manifestations marquant la célébration du Cinquantenaire de la réunification, tenues du 18 au 20 février 2014 à Buea (Sud-Ouest). Dans l’espace, son épouse et ses enfants, qui sont sans nouvelles et crèvent de faim à la maison, s’inviteront à la résidence du Pan pour pleurer misère. Cavaye les éconduira sans un seul bonbon, avant de faire subrepticement libérer le neveu grognon.

Jean Pierre Djougouri, qui depuis lors a été l’objet de moult pressions, s’est certes «assagi» mais son «missile», lui, est bien parvenu à son illustre destinataire au palais de l’Unité. Qui comme souvent sait prendre son temps, déjouer les pronostics et frapper selon un agenda qui lui est propre.

Perchoir hors de prix

Les histoires de famille ne sont pas les seules casseroles qui pendent au nez du Pan. Parmi les frasques qu’on se raconte sous cape au palais de Verre de Ngoa-Ekelle, figure son acquisition récente d’un fauteuil présidentiel. Rien n’étant trop précieux pour l’honorable fessier, Cavaye Yeguié Djibril vient, auprès d’importateurs italiens installés à Yaoundé, de s’acheter un trône à… 9 millions de francs (Réf mercuriale : 70-09-003-080062). Ça s’appelle «fauteuil dentaire». En comparaison, et selon plusieurs catalogues consultés, le perchoir de son collègue de France vaut dans les 262.382 francs Cfa, toutes taxes comprises.

Pour ne pas faire de jaloux – et cela fera l’objet d’un grand chantier dans les prochaines semaines, le magnanime Pan a aussi décidé de changer les 180 autres sièges de l’Hémicycle à hauteur de 2 millions de francs la pièce, soit quelque 400 millions de francs dévalués. Excusez du processus d’acquisition : un marché de gré à gré (lettre commande), passé avec les mêmes fournisseurs. Et pendant ce temps, fin février dernier, Mme Cavaye était en voyage à Hanoï (Vietnam) pour un peu plus de 25 millions de francs, aux frais de l’Assemblée nationale. C’est la même enveloppe qu’il faut débourser tous les mois pour les travaux d’entretien de la résidence du Pan au Lac. «Le système fonctionne de bouche à oreille, et il faut être du réseau et s’y connaître en techniques de bakchich et de surfacturation pour espérer un paiement diligent», explique un fournisseur désabusé.

Pendant ce temps, des dizaines de prestataires de services, pour des factures de moins de 5 millions de francs, non seulement ne sont guère désintéressés parfois depuis 2013 à l’agence comptable de l’Assemblée Nationale en dépit d’ordres de paiement émis en bonne et due forme, non seulement le personnel de l’institution connaît parfois des fins de mois difficiles, mais en plus les fournisseurs qui se montrent un tantinet pressants sont bonnement interdits de séjour à Ngoa-Ekelle.

Et que dire du système de climatisation de l’Hémicycle ? Complètement obsolète. Lors de la session de mars dernier, il a fallu faire appel à un service de location d’un opérateur privé pour une facture d’un peu plus de 14 millions de francs sur les 30 jours. En janvier dernier, pourtant, le remplacement dudit système avait fait l’objet d’un appel d’offres, dont les résultats depuis lors font l’objet de tractations nocturnes.

Face au flot de récriminations, devant la fronde de quelques cadres, Cavaye Yeguié Djibril a une méthode imparable : le limogeage. Il n’est qu’à voir la valse de responsables dans son propre cabinet, en majorité constitué de membres de la famille et de quelques obligés mais aussi dans les services comptables, du budget et de la solde, pour comprendre le climat glauque qui y règne. La gestion financière de l’Assemblée nationale étant – selon certains couverte du sceau de l’immunité, ce n’est certainement pas demain la veille que le contribuable saura la vérité sur la gestion du fruit de son labeur dans ce palais transparent comme le… Verre.

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