Plaidoyer pour une Terre Ancestrale ! Par Mbango Angèle

Plaidoyer pour une Terre Ancestrale !     Par Mbango Angèle

 

 

Il y a deux jours dans un taxi, j’entends deux clientes échanger :

tu vois ces Sawa nous fatiguent avec leur histoire de terrains, ils se plaignent toujours et avec ce qui s’est passé à Dikolo, ils vont nous tuer avec ça tous les jours

 

Ekiééééééééé les sœurs, vous parlez de mon village ! C’est vrai que nous sommes des emmerdeurs mais ô combien accueillants. Vous savez mes sœurs cela fait des décennies que nous sommes spoliés, que nous sommes expropriés.

D’abord les Allemands ensuite les Français, les Anglais  puis aujourd’hui des fonctionnaires malhonnêtes tapis sous le manteau de l’administration pour commettre leur braquage foncier dans le Sawaland de Campo à Mamfé et nous devons nous taire ? Mais dites-moi mes sœurs vous êtes de quelle région ? J’attends toujours la réponse.

Cette petite anecdote en dit long sur la perception de la colère  des Sawa incomprise par nos concitoyens habitués à notre silence. Savez-vous que nous devenons des locataires sur la Terre de nos ancêtres ? Les gens ne comprennent pas, car le silence stupéfiant dont le Sawa a fait preuve,  ne  peut qu’induire en erreur leur analyse des faits, pensant ainsi être en territoire conquis.

suzanne kalla lobe

A nos frères, à nos sœurs originaires d’ailleurs heureux d’être à Douala, le SAWALAND ne saurait être un NO MAN’S LAND pour ses enfants. On a même entendu dire que la terre appartenait aux investisseurs : quelle ineptie !

Madame Kalla Lobé Suzanne devrait raser les murs, combien a-t-elle reçu pour tenir ce genre de propos aussi blessants en temps de détresse ?

 

Il est bien loin le temps où elle militait pour un KAMERUN démocratique, les liasses de billets mais également  le poids des ans ont eu raison de sa radicalité d’antan, lorsqu’elle vociférait lors de réunions à Paris et déversait toute sa bile sur le régime en place.  

                Ainsi va la vie, quelle bassesse, quelle honte ! Un petit peu de dignité Madame

Rappelons toutefois que contrairement à ce qui a été propagé dans l’imaginaire Camerounais, le Sawa n’est pas un vendeur viscéral de terrains.

Bien évidemment ce fut le cas dans certaines familles, cependant la plupart des terrains prétendus vendus ont été arrachés aux autochtones avec des titres fonciers falsifiés ou bien par des millions déversés à cette justice corrompue, incapables de « dire le droit » ;

 

Dikolo et Me Joël Etokè ont tout versé dehors : faux et usage de faux avec des commanditaires dans l’ombre.

dikolo – bali
villa etoke

 

 

 

 

 

 

A ces experts en développement, en quoi la construction d’un hôtel cinq étoiles expliquerait une telle sauvagerie, un tel mépris des enfants de ce Cameroun qui nous appartient tous ?

Mais bon sang ne devrait-on pas désenclaver ce pays, en instaurant un plan urbanistique digne de ce nom ! Nulle infrastructure, aucun PLU, des embouteillages permanents, insalubrité inqualifiable, pas d’eau courante ni électricité, des délestages récurrents, pas d’établissements scolaires, pas de centres médicaux dans chaque quartier, pas d’hôpitaux de référence et Chi Nouako nous parle d’un hôtel cinq étoiles : RUBBISh ,GO AWAY !!!

TOUS ENSEMBLE éliminons cette vermine, affrontons tous ces brigands  dans le Sawaland qui sont là pour s’en mettre plein les poches, pour s’octroyer nos terres sans vergogne, les noms et les preuves circulent au quotidien via les réseaux sociaux.

Le Sawa de Campo à Mamfé est DEBOUT, la FLAMME de RÉSISTANCE ne faiblira point.

                  RESTITUTION DE NOS TERRES, RÉPARATION, RECONSTRUCTION

   NOW IS TIME,    L’HEURE EST VENUE

               

  Mbango Angèle

Vous devez être connecté pour poster un commentaire Connexion