NECROLOGIE / JOHN KOUOH L’UN DES PLUS GRANDS STYLISTE N’EST PLUS

NECROLOGIE /  JOHN KOUOH L’UN DES PLUS GRANDS STYLISTE N’EST PLUS

IL était Camerounais , JOHN KOUOH c’etait son patronyme , et il était parmi les plus grands stylistes de la mode et l’un de plus grands en Afrique

«J’estime que je suis un précurseur, une sorte de pionnier dans le stylisme»

Il y a 9 ans voici ce que l’on disait déjà de lui (très rare interview donnée car tout le monde sait qu’il était très discret sur sa personne). Entretien avec nos confrères du journalducameroun

Son Parcours

Il se présente comme un africain en général et un camerounais en particulier, décomplexé, esthète, épicurien, déteste les fautes de mauvais goûts, perfectionniste. John Kouoh puisqu’il s’agit de lui, n’est plus un homme à présenter dans le monde de la mode. Avant de travailler, il a fait des études à la Royal Académie de mode de Bruxelles où il a obtenu un diplôme d’art.

Il a travaillé dans l’univers de la décoration et a créé sa ligne de meubles et de décoration (il a eu deux boutiques à Paris ndlr). John est dans la mode depuis environ huit ans, c’est en Côte d’ Ivoire qu’il a lancé sa première ligne de vêtements dédiée aux hommes, avec en apothéose l’ouverture d’un point de vente. Ce qui le passionne dans le métier de styliste, c’est le renouvellement permanent « Je suis assez prolifique et je déborde d’idées. J aime ce métier car il me permet de créer, d’innover, tenter de nouvelles aventures et expériences ! Ça bouge. Et j aime ça! » Déclare t-il.

Homme aux talents immenses

La quarantaine sonnée, ce brave homme originaire de Douala s’est retrouvée dans ce métier, tout simplement parce qu’il avait envie d’apporter sa vision dans ce domaine où il est l’une des références aujourd’hui. Au début il a commencé par les hommes, car il trouvait que la mode masculine africaine ne proposait pas beaucoup d’options « L’homme africain est décomplexé, il vit dans un village. Globalement, il a besoin de séduire et donc il a besoin aussi de fantaisies.

Il y avait donc une nécessité de faire quelque chose d’autant plus que l’homme a toujours été délaissé au profit de la femme.

 

C’est ce qui a été mon élément déclencheur » affirme le styliste. John Kouoh lance sa première collection « Tendances urbaines » en 2004 pour sensibiliser les jeunes à croire en leur pays, en affirmant qu’on peut défendre certaines valeurs en s’habillant en africain.

                                                                                                                                                                                                                                                                                      
« Une très bonne expérience car cela m’a servi de tremplin pour être vu et connu », explique John. Pour avoir une plus grande visibilité, il a déménagé de son premier showroom étroit pour s’installer dans un espace plus spacieux à la rue Drouot à Paris, et qui comprend un showroom, les ateliers et la boutique. Un univers qui laisse découvrir un pan de l’univers de l’artiste. Le souvenir qui a marqué John depuis le début de sa carrière est lorsqu’il a remporté le prix de mode au festival des fibres et matières d’Afrique à Ouagadougou (Burkina Faso), une reconnaissance par de vrais professionnels qui a été par ailleurs pour lui très encourageant.

Célibataire, John rencontre des difficultés dans son métier qui n’est pas du tout facile. Problèmes de financement, manque de soutien de la part des mécènes « C’est un métier encore très jeune. J’estime que je suis un précurseur, une sorte de pionnier dans le stylisme. Ce n’est pas du tout évident, je me sens seul et parfois pas compris. J’encourage donc, nos hommes d’affaires à investir dans ce secteur car C’est un secteur très rentable, lorsqu’on le fait à une échelle industrielle. » Relève M. Kouoh.

Le conseil que ce dernier donne aux jeunes qui veulent se lancer dans la mode est qu’ils apprennent à développer chacun son propre style, « avoir une vision, pourvoir capter les tendances, donc il faut s’ouvrir, car tout est là autour de nous, il faut juste pouvoir traduire ce qu’on voit et ce qu’on ressent afin d’ être toujours en phase avec l’ère du temps ». Par ailleurs, il est passionné de cinéma, de danse, de musique et de sport. Cet éclectique créateur a pour principal défaut le perfectionnisme. Son métier bien-sûr, la lecture et suivre l’actualité sont ses passe-temps favoris. A la question quel est son secret ? Il répond : «Quelque soit le métier, on doit aller jusqu’au bout, donner le meilleur de soi, même si on a l’impression que les gens ne nous comprennent pas ou que cela ne paye pas.

Être le meilleur dans tout ce qu’on fait. Le faire comme si c était la dernière fois! Être parfait, et les choses se feront d’elles mêmes, et pour finir il faut être patient»

 

LA RÉDACTION SOUHAITE DE SINCÈRES CONDOLEANCES à notre correspondant et petit-frere PATRICK KOUOH ainsi qu’à la famille KOUOH à bonamouang-akwa nord au Cameroun

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