MOM JEAN DEDIEU/ ACHILLE MBEMBE : DE BRUTALISME AU CATASTROPHISME OU ENTRE LE SAVANT ET LE POLITIQUE.

MOM JEAN DEDIEU/ ACHILLE MBEMBE : DE BRUTALISME AU CATASTROPHISME OU ENTRE LE SAVANT ET LE POLITIQUE.
                                                                                                                                             PAR MOMO JEAN DEDIEU
ACHILLE MBEMBE : DE BRUTALISME AU CATASTROPHISME OU ENTRE LE SAVANT ET LE POLITIQUE.
Le livre du Professeur Achille Mbembe portant le titre de BRUTALISME, nous sert de prétexte à la présente réflexion sur le rôle opérationnel de l’intellectuel africain. Certains ont vu dans le livre du Philosophe uniquement le titre, Brutalisme, et tiré la conclusion qu’il critiquerait la brutalité des institutions africaines et particulièrement camerounaises. Il n’en est rien même si ce regard profane n’est pas dénué de fondement à partir du moment où l’auteur a prêté le flanc, par certaines de ses déclarations en dehors du livre, à cette lecture, diversement accueillie au Cameroun entre les partisans du pouvoir et ceux de l’opposition, qu’il conforte dans leur vue catastrophique d’un pouvoir brutal dans un « pays de merde ».
Mais l’auteur a surtout mis en exergue cet aspect de la brutalité des Puissances impérialistes qui oppressent les pays africains, face à un capitalisme agressif, ayant pour objet « la transformation de l’humanité en matière et énergie ». Le plaidoyer d’une refondation de la communauté des humains en solidarité avec l’ensemble du vivant, est le cœur battant de cet ouvrage, agréable à lire, auquel les réserves qui vont suivre n’altèrent en rien la pertinence et le génie de l’auteur, puisqu‘elles puisent leur fondement en dehors de l’ouvrage, sur les propos tenus par l’auteur et qui sont en totale contradiction avec la réflexion contenue dans son livre.
L’ouvrage Brutalisme du Pr Mbembe, qu’il dédie à ses trois pays à parts égales, est un essai philosophique relevant de la théorie critique et du postcolonialisme. Le terme brutalisme renvoie à la fois aux adjectifs « brut » (P. 26) et « brutal » (P. 40) car, la brutalisation des rapports sociaux est intrinsèquement liée à l’exploitation des matériaux bruts, d’où la nécessité d’adopter une optique postcoloniale pour comprendre les évolutions technologiques de cette exploitation multiséculaire.
Le Pr Mbembe expose ainsi les effets de la mondialisation sur les populations d’Afrique. Il dénonce à juste titre le « brutalisme » du libéralisme/capitalisme sur les Etats africains en particulier et sur les Etats faibles en général. Le capitalisme qui s’impose brutalement en Afrique, tenant plus compte de l’avoir que de l’être. La société occidentale, on le sait, est centrée sur l’avoir tandis que la société africaine s’articule autour de l’être humain en priorité. Il y a donc une ligne de fracture entre les deux sociétés, qui pousse le philosophe à souligner le projet ultime des sociétés capitalistes occidentales comme visant « la transformation de l’humanité en matière et en énergie » au préjudice de l’être humain.
Ainsi, l’Afrique reste un « laboratoire privilégié » pour étudier la manifestation de cette brutalisation des êtres humains et de la Terre en général (P. 24). Achille Mbembe pense que le fait «que l’Afrique n’ait point été à l’origine de bombes thermobariques ne signifie pas qu’elle ne créa ni objets techniques ni œuvres d’art, ou qu’elle était fermée aux emprunts ou à l’innovation. Elle privilégia d’autres modes d’existence au sein desquels la technologie stricto sensu ne constituait ni une force de rupture et de diffraction ni une force de divergence et de séparation, mais une force de dédoublement et de démultiplication » (p. 222).
Le brutalisme serait donc l’abandon du monde concret rendu possible par le monde numérique.
Mbembe dénonce justement la spoliation des objets d’art appartenant à l’Afrique, véritables « ingrédients incontournables dans la production de ce qu’il faudrait appeler les énergies de liaison ». Il faut reconnecter les objets d’art aux imaginaires africains (p. 227). « La vérité est que l’Europe nous a pris des choses qu’elle ne pourra jamais nous restituer. Nous apprendrons à vivre avec cette perte. Elle, de son côté, devra assumer ses actes, cette partie ombreuse de notre histoire en commun dont elle cherche à se délester » (p. 232). L’auteur démontre que la colonisation est largement amplifiée par la mondialisation. Avec les nouvelles technologies, les droits humains ont été abolis au profit d’une logique computationnelle excluant encore plus les nouvelles populations « nègres ».
Le Professeur Mbembe sur cette question a parfaitement raison, et il est aisé de partager avec lui ce rêve d’une « refondation de la communauté des humains en solidarité avec l’ensemble du vivant, qui n’adviendra cependant qu’à condition de réparer ce qui a été brisé. » (P. 2). Il adresse là une description du chaos business dans une société d’argent et de matière. Les exemples sont nombreux, notamment des individus milliardaires qui se substituent désormais aux Etats conquérants, pour mettre à mal les pays africains en les soumettant contre leur gré à travers la conquête de la matière et du sous-sol. « La concentration du Capital entre quelques mains n’a jamais atteint des niveaux aussi élevés qu’aujourd’hui. A l’échelle planétaire, une ploutocratie dévorante n’a cessé de jouer de l’ici et de l’ailleurs pour capturer et séquestrer les biens de l’humanité et, bientôt, l’ensemble des ressources du vivant ».
Mbembe observe que le capitalisme s’adonne à une domination absolue puisque tout est comptabilisé. La fracturation dont parle l’auteur de Brutalisme s’effectue en terme « tellurique » (p. 68).
A côté de toutes ces démonstrations pertinentes et vérifiables dans les faits, le Professeur Achille Mbembe fait cependant d’autres observations critiquables, non pas au plan de la philosophie où son talent est incontestable mais plus au plan de la sociologie politique, qui nécessitent d’être relevées.
En effet, quoi que l’auteur de Brutalisme s’interdise de traiter des violences en général ou des formes de de la cruauté et du sadisme générées par la tyrannie, il y postule avec pertinence que les « démocraties », cèdent à la tentation d’installer un état d’exception permanent, « transposent l’état de guerre au sein d’un état civil » et restreignent les libertés individuelles au nom de la lutte contre le terrorisme. L’auteur affirme que « l’état d’exception étant devenu la norme et l’état d’urgence permanent, il s’agit d’utiliser le droit dans le but de multiplier les états de non-droits et de démanteler toute forme de résistance ».
Selon lui, Les forces de sécurité font usage d’armes de guerre et éborgnent, quand elles ne tuent pas, celles et ceux qui manifestent pour la défense de leurs droits ou de leur pouvoir d’achat. Il s’agirait d’une véritable « guerre sociale ». Mbembe affirme que « la vie civile est régentée par des unités spéciales », il souligne aussi que le « nettoyage » est devenu un programme. « Se débarrasser d’individus sans que personne ne demande de comptes est la norme, de la même manière qu’achever les blessés et tuer les prisonniers ». L’accusation que cet auteur formule envers les Etats impérialistes est encore plus forte lorsqu’il écrit : « Sous le brutalisme, le meurtre cesse d’être une exception. La transposition de l’état de guerre au sein d’un état civil aboutit à la normalisation des situations d’extrémité. L’État se met à commettre des crimes de droit commun envers des civils. » L’intellectuel camerounais n’ignore pas que tout Etat, dont l’autorité est bafouée, a non seulement le droit d’exercer la violence légitime dont il est le seul dépositaire, mais a aussi le devoir de répondre afin de garantir la sécurité du plus grand nombre face au désordre orchestré par une infime minorité.
C’est pourquoi cette dénonciation de la violence des Etats prédateurs contre l’Afrique surprend lorsque l’auteur accuse aussi les Etats-victimes du brutalisme. Ses multiples sorties critiquant systématiquement les dirigeants du Cameroun, au point de devenir le chantre de l’interventionnisme occidental en Afrique, montrent à suffisance que le philosophe se retrouve désormais atteint du syndrome du catastrophisme quand il s’agit de faire une lecture sociopolitique du Cameroun. Et c’est là où le Savant cède la place au Politique, lequel déshabille le premier.
LE CATASTROPHISME, SYNDROME D’UNE CERTAINE ELITE INTELLECTUELLE CAMEROUNAISE
Le catastrophisme est le syndrome qui touche certains intellectuels formatés pour voir et décrire une catastrophe plus virtuelle que réelle dans les pays d’Afrique. Ces intellectuels camerounais, généralement établis dans des pays étrangers, n’ont de cesse de transposer ce qui se passe dans leur pays de résidence en Afrique et s’étonnent que la Tour Eiffel ne soit pas encore construite à Yaoundé ni la Statue de la liberté érigée à Douala. Guidés par une telle vue de comparaison matérielle et idéologique, ils ne cessent de répandre des mensonges et des caricatures faussées sur leur pays d’origine.
Cependant, leurs attaques à répétition déteignent sur l’image du pays sur la scène internationale où ils usent et abusent de leur aura scientifique pour faire passer leurs réflexions critiquables voire déformées, pour des vérités scientifiques.
Au constat, la frange la plus touchée est visiblement cette élite intellectuelle diasporique qui, une fois hors des frontières de son pays, lequel lui a pourtant tout donné, se transforme en loup qui mord la main nourricière qui l’a bercé et élevé. Il s’agit désormais de critiquer systématiquement, de peindre une société volontairement catastrophée et pourtant pas forcément catastrophique.
Tel est le cas du Cameroun, pays d’une tradition de paix et de stabilité dans lequel ces intellectuels adeptes du catastrophisme ont vécu libres, ont fait leurs premiers pas dans la science et grâce auquel certains ont obtenu une bourse d’étude pour l’étranger. Une fois établis à l’étranger, ces gens-là décrivent leur pays comme étant une dictature féroce et criminelle, un enfer sans aucune liberté ni éducation, sans infrastructures, sans système de santé ni possibilité d’épanouissement. Pourtant ces derniers y sont nés, y ont été éduqués, soignés, logés, nourris et sont finalement partis à la conquête des cimes mondiales de la science à l’étranger, conquête rendue possible par le fait que le système éducatif du Cameroun est parmi les plus performants du monde. Ainsi, les étudiants Camerounais sont parmi les meilleurs quand ils arrivent à l’étranger, grâce à l’éducation pluridisciplinaire qu’ils ont reçu au Cameroun. Ailleurs, celui qui étudie les mathématiques n’étudie pas forcément la philosophie comme il en est dans le système éducatif camerounais.
La vérité est que ce catastrophisme est né du fait des demandeurs d’asile. Des personnes qui avaient émigré dans les pays occidentaux, à la recherche d’un emploi pour leur mieux-être, et qui n’étaient pas éligibles à l’immigration économique régulière ou qui ne pouvaient pas en payer le prix pour avoir les papiers de résidence leur permettant d’exercer un emploi, ont en désespoir de cause choisi la seule option qui leur permettait de les avoir : la demande d’asile politique. Pour être éligible à celle-ci il faut prouver que le requérant est victime de persécution dans son pays pour ses opinions politiques et qu’il risque la mort dans ledit pays du fait des dirigeants. C’est ainsi que beaucoup de demandeurs d’asile ont fabriqué et fabriquent encore aujourd’hui de fausses pièces pour justifier cette fausse assertion selon laquelle ils seraient persécutés. Et pour faire plus vrai, ils véhiculent d’années en années l’idée de ressortissants des pays pauvres et dictatoriaux qui leur permet d’avoir le précieux sésame.
Habités par cette idée d’un pays sous respiration artificielle, ils deviennent le prétexte idéal à certaines organisations des droits de l’homme. En effet, reconnaitre que les pays producteurs de candidats à l’asile politique sont démocratiques et respectent les droits de l’homme, compromet le business voire l’existence même des Entreprises qui vivent de la générosité publique et des malheurs réels ou irréels amplifiés dans les pays pauvres auxquels la mission civilisatrice doit être exercée.
Le mal est d’autant plus grand que cette attitude maladive de certains demandeurs d’asile a fini par déteindre sur certains intellectuels, qui, pour des raisons politiques ou de mobilisation politique, utilisent l’argument des catastrophes pour retourner le peuple contre ses dirigeants, à défaut susciter l’intervention étrangère pour éliminer leur adversaire politique au pouvoir, faisant ainsi parfois le jeu des prédateurs internationaux à la recherche du Lucre.
Cette façon de brader la souveraineté de leur pays à travers divers appels à l’intervention internationale est contradictoire avec le soi-disant esprit patriotique de ces intellectuels catastrophistes, à l’instar du Pr Mbembe, qui d’ordinaire fait de la lutte contre le néocolonialisme son cheval de bataille. Ce catastrophisme agit donc telle une tumeur qui aliène l’intellectuel et le plonge dans l’incohérence. Comment peut-on combattre le néocolonialisme et dans le même temps prôner l’interventionnisme de la « communauté internationale » dans un Etat souverain, comme le fait le professeur Mbembe ? Ceci au nom de la haine viscérale qu’il porte contre un chef d’Etat démocratiquement élu et son gouvernement ou contre les gouvernements successifs « depuis 1958 » dixit Achille Mbembe qui reconnait pourtant que « Les réflexes prédateurs qui avaient marqué les premières phases du développement du capitalisme partout s’aiguisent au fur et à mesure que la machine se libère de tout encrage et arbitrage et se saisit du vivant lui-même comme de sa matière première…Au Nord en particulier, les vieilles pulsions impérialistes se conjuguent désormais à la nostalgie et à la mélancolie… d’où les appels à peine déguisés non plus à la conquête en tant que telle mais à la sécession » (P.11)
Cette incohérence du professeur Mbembe découle du catastrophisme dont il est captif et surprend davantage quand on se souvient qu’il s’était, avec raison, positionné fermement contre l’intervention occidentale (française) en Côte d’Ivoire au lendemain de la crise postélectorale de 2011, arguant qu’une intervention militaire en Côte d’Ivoire serait une « forme de recolonisation du continent, le droit d’ingérence étant une perversion du droit (…) qui, au temps de la colonisation, justifiait l’asservissement des “races inférieure’’ ». Aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de son propre pays le Cameroun, son 3eme pays nous apprend il, ce chevalier jadis défenseur de la souveraineté des peuples africains réclame l’intervention du colonisateur pour donc, « asservir la “race inférieure’’ des camerounais ». Le professeur Mbembe par une telle position soutient et adoube les thèses de Jules Ferry qui affirmait qu’« il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… si la déclaration des droits de l’homme a été écrite pour les Noirs de l’Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, le trafics ? Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… »!
LE ROLE ATTENDU DE L’INTELLECTUEL AFRICAIN
L’intellectuel, de par son ouverture d’esprit et sa capacité à décrypter les phénomènes et faits de la société, se basant sur la somme des savoirs qu’il a emmagasiné pendant ses années d’instruction et de Recherche, est censé être celui qui met ses compétences au service de la Cité, du politique, afin d’éclairer le gouvernant pour le service du peuple, du pays et du mieux-être pour tous. Il est le ciment qui soude le peuple et ses dirigeants vers l’objectif commun de développement et d’épanouissement. L’intellectuel est un témoin privilégié de l’histoire du présent qu’il sera chargé de consigner, de décrypter pour les vivants et transmettre aux générations futures. Ainsi un intellectuel qui ne met pas sa science ni son savoir au service de sa société est comme une branche morte sur un arbre vivant.
A l’ère de la globalisation et du choc des cultures, l’intellectuel n’est certainement pas celui qui dévoie sa culture, pourfend son pays et vend la fierté de sa société à d’autres sociétés, qu’il croit à tort supérieure. Il n’est pas celui qui se spécialise dans la critique subjective, le dénigrement permanent de sa société et des autorités qui bâtissent son pays. Chaque société est pensée par ses intellectuels, ainsi en est-il de la société occidentale où les gouvernants, s’inspirent des grands penseurs tels que Jean Jacques Rousseau, John Locke ou Montesquieu, qui ont théorisé des modèles de structuration et de gestion de la communauté auxquels adhère leur peuple.
L’Afrique souffre de cette intelligentsia qui s’est écartée de sa tâche première, celle d’accompagner son peuple et ses dirigeants vers le mieux-être. Le Cameroun n’échappe pas à ce syndrome qui touche une partie de son élite intellectuelle, et qui agit comme une gangrène, un syndrome qui pousse l’intellectuel, très souvent orienté politiquement, à confondre son rôle de lumière, d’analyste et de proposant, en tant que dépositaire des savoirs, avec celui d’activiste politique, très souvent antisystème, qui peint tout en noir et milite pour la révolution, le renversement des dirigeants, même au prix d’une intervention étrangère que l’on sait intéressée, sans vergogne et responsable d’énormes dégâts collatéraux comme nous le rappelle tristement le malheur libyen.
Ce syndrome pousse l’intellectuel à voir la catastrophe partout et en tout, sans jamais évoquer ni apprécier les efforts que font les dirigeants de leurs pays, avec le peu de moyens matériels dont ils disposent. Ce syndrome du « catastrophisme » désigne ces intellectuels qui vont jusqu’à conceptualiser des contres vérités sur leur pays afin de susciter à la fois la colère du peuple contre les dirigeants et l’intervention étrangère pour « sauver le pays du gouffre dans lequel il sombre ».
Or l’intellectuel africain, compte tenu de la géopolitique mondiale doit être FORCEMENT MILITANT d’une Afrique souveraine, libre et fière. Puisque Achille Mbembe reconnait l’état de nécessité auquel sont confrontées certaines sociétés prédatrices qui « au lieu d’attribuer la responsabilité de leurs déboires au système qui les provoque…rabattent la menace de paupérisation qu’elles affrontent sur d’autres plus malheureuses qu’elles, d’ores et déjà lésées dans leur existence matérielle, et en appellent à davantage de brutalité contre celles et ceux qui ont été dépouillées d’à peu près tout »(P.12).
Le rôle de l’intellectuel étant aussi un rôle de prospective et d’ouverture sur le futur grâce à ses compétences particulières, il revient aux intellectuels patriotes, jaloux de la souveraineté de leur pays, de se lever pour faire face aux intellectuels en proie au catastrophisme, afin de les ramener à la raison, de leur ouvrir les yeux pour rejoindre l’entreprise de construction du Cameroun et de l’Afrique selon les spécificités de la société africaine et les ressources disponibles.
Est-ce faire œuvre utile que de contester les actes des gouvernants de son pays à tout moment ou de dénigrer son pays auprès des puissances étrangères ? Qu’est-ce qui fait dire à certains que nous aurions une démocratie de façade et que les dirigeants ne sont pas précisément la volonté d’un peuple souverain qui a choisi de garder les mêmes pendant autant de temps qu’il lui plaira ? Qu’est-ce qui autorise certains intellectuels à penser que l’alternance au sommet de l’Etat est un mal et non un choix du peuple souverain qui s‘accommode de cette stabilité en lieu et place d’une aventure incertaine sinon périlleuse ? En définitive qu’est-ce qui vous autorise à croire que vous êtes la voix d’un peuple qui ne vous a pas mandaté et que vous qualifiez, sans le consulter, de misérable à partir de vos bases arrières et de vos palaces en terre étrangère?

Vous devez être connecté pour poster un commentaire Connexion