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«Invasion» déjouée: onze arrestations de plus

«Invasion» déjouée: onze arrestations de plus

Onze personnes présentées comme des “terroristes” ont été arrêtées dimanche dans l’enquête sur l’”invasion” déjouée au Venezuela, ont annoncé les autorités. Au total, 45 personnes, dont deux Américains, ont été interpellées dans cette affaire.

Photo diffusée par la présidence vénézuélienne le 6 mai 2020 à Caracas du passeport de l'ancien soldat américain Airan Berry© Marcelo Garcia Photo diffusée par la présidence vénézuélienne le 6 mai 2020 à Caracas du passeport de l’ancien soldat américain Airan Berry

« Trois autres mercenaires terroristes (…) ont été capturés dans la Colonia Tovar », petite communauté de descendants d’Allemands près de Caracas, a tweeté l’amiral Remigio Ceballos.

Quelques heures plus tard, la télévision publique a fait état de l’arrestation de huit autres « terroristes » dans l’Etat côtier de Vargas (nord).

Au total, 45 personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée à une « invasion » manquée, qui avait consisté en un débarquement d’hommes les 3 et 4 mai à Macuto, à moins d’une heure de route de Caracas sur la côte caraïbe. Le 3 mai, lors de cette tentative d' »invasion », huit personnes y participant auraient trouvé la mort lors d’affrontements avec les forces vénézuéliennes.

L'opposant vénézuélien Juan Guaido, le 10 mars 2020 à Caracas

© CRISTIAN HERNANDEZ L’opposant vénézuélien Juan Guaido, le 10 mars 2020 à Caracas Le président Nicolas Maduro a comparé cette épisode à celui de la Baie des cochons à Cuba en 1961.

Parmi les personnes détenues se trouvent deux anciens soldats américains, Luke Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans. Ils sont inculpés pour « terrorisme, conspiration, trafic d’armes de guerre et association » de malfaiteurs, et risquent 30 ans de prison.

Vingt-neuf Vénézuéliens ont été inculpés pour « intelligence avec un gouvernement étranger », en l’occurrence les Etats-Unis et la Colombie, et d’autres délits, avait annoncé le parquet vendredi.

D’après le gouvernement de M. Maduro, le plan était d’enlever le chef de l’Etat pour permettre l’arrivée au pouvoir de son opposant Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par les Etats-Unis et de nombreux autres pays.

M. Maduro considère le président américain Donald Trump comme « commandant en chef de l’opération », et voit en M. Guaido son complice.

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