PARLONS DE TOLÉRANCES : ‘ JE SUIS ALI…AUSSI ! ‘

PARLONS DE TOLÉRANCES :  ‘ JE SUIS ALI…AUSSI ! ‘

TOLERANCE

Un ami, de confession musulmane, déclame « On est bloqués…verrouillés Que veux-tu qu’on fasse..? Parler d’intégration à nos enfants alors que l’ascenseur social tombe régulièrement en panne, que les regards s’ils ne sont pas suspicieux, dégagent une désapprobation à l’égard de notre religion, que peu soit capable de regarder sans à-priori et sans réelle connaissance des multiples courants, certes, qui composent l’Islam mais avec ce danger inhérent d’une déformation, de tromperies dont usent certains imposteurs afin d’assoir un pouvoir abusif, dangereux ?… On dit à nos enfants de se battre et ils se retrouvent avec des diplômes qui ne les qualifient en rien, les poussent vers des emplois précaires quand ils ont la chance d’en obtenir 1, pour finalement se sentir socialement exclus, sans l’espoir d’exprimer un jour, avec fierté, leur appartenance à une Nation qui les séduit, qu’ils aiment mais qui les laissera se morfondre dans la solitude existentielle du déraciné, alors qu’ils sont nés ici et n’ont jamais aspiré à un fantasmatique retour dans un pays que seuls leurs parents, voire les anciens, ont connu… »

 LES CHAISES VIDES

Je lui fais remarquer que les choses évoluent et que la fatalité n’est qu’un travers auto-réalisateur… « Tu parles de Dati ? Bouhgrab ? Boutih ? Ce ne sont que des alibis…les Noirs ont les leurs aussi !

Ce verrouillage découle d’une réelle stratégie, guidée par la Peur de devoir confier de hautes et grandes responsabilités à des français aux origines indésirables et ainsi leur fermer l’accès aux fonctions politiques qui ont une réelle influence dans la société…c’est se protéger de l’inconnu, cet être étrange aux mœurs et aux coutumes qui bousculent l’idéal laïque, et finiront par faire disparaître les fondations d’une civilisation, déjà mise à mal par une guerre génocidaire, une Utopie d’Union d’Etats peu enclins à partager, et des durs affrontements politiques, philosophiques…qui font encore boiter, la vieille France. »

ET POURTANT

« Rien ne justifie cette violence au Nom de Dieu, qui la condamne dans les écrits religieux, mais que chacun interprète pour défendre son propre temple, certains pour manipuler des populations afin de s’enrichir et/ou pour instaurer un Etat Totalitaire…et ceux-là, grâce à des organisations mafieuses et en fins stratèges politiques, ont un discours qui fait écho chez les désœuvrés, les laissés-pour-compte, les sans-dents-sans-espoirs, ceux qui (s’y) croyaient déjà légitimement, appartenir à une Nation et qui n’ont que ces rêves de gangsters à leur chevet pour imaginer une fortune, un bonheur, une paix de citoyen ordinaire. Ils vont aller dans ces camps d’entraînement militaire, moins par dévotion que par un désir de revanche, une conclusion passionnelle au contrat citoyen. Sa rupture. »

LA RAISON ET LA POLITIQUE

Pourquoi cette analyse violente touche  ma pensée critique et mes réflexes de contradicteur, c’est parce qu’elle m’enlève toute possibilité de synthétiser dans la relativité et de me sentir obligé d’assumer ces ressentis que je considérais comme un frein, une contrainte à l’espoir : rien que l’histoire contemporaine de ce Pays, une phase compliquée dans son entreprise de décolonisation, ses réels besoins démographiques suite à la Grande Guerre et une gestion nécessaire, des vagues d’immigrations par la suite, cynique, et grandement motivée par des prétentions politiques qui jouent avec le destin de peuples pacifiques qui veulent prendre part à la vie de la Nation, ce naturellement, sans vouloir imposer quoi que ce soit.

 Politiquement, il est tout à fait possible de casser cette antienne du mal-être social pour expliquer les malaises, la souffrance à l’intégration, les sentiments de rejet…antienne qui ne peut convaincre les plus xénophobes car rien n’évolue sensiblement sur ce terrain-là, la crise enchaînant à la crise, les moyens manquent éternellement aussi bien pour les autochtones que pour les populations immigrées, et on ressent pleinement le statut quo quand après chaque élection, le nouvel élu écarte toute possibilité d’accorder un droit de vote aux élections locales aux non-français résidant dans le pays depuis un certain temps, en prétextant « les français n’y sont pas près ! » —d’autres pays, moins illuminés par les lumières, l’ont déjà acté depuis longtemps et introduit ce Droit dans leurs constitutions.

 

Le courage politique est sans doute le déclic à une justice sociale qui tisserait ces liens manquants entre des populations, différentes de par leurs cultures, leurs pratiques religieuses…ce qui écarterait, sans doute, beaucoup de « brebis égarées », des chemins obscurs et sans retour.

 

elR@on

 

 

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