Magouilles de haut vol: JDO, Claudia Sassou et la Police raflent la mise

Magouilles de haut vol: JDO, Claudia Sassou et la Police raflent la mise

Dans le contexte de crise qui frappe le Congo actuellement, un ministre des finances doit être préoccupé à rechercher les moyens nécessaires à mettre en œuvre afin de maximiser les recettes de l’État, surtout que le budget 2018 accuse un déficit de près de 530 milliards FCFA.

La direction centrale des logements et bâtiments administratifs (DCLBA) gérait un important parc immobilier sur toute l’étendue du territoire national, et plus précisément à Brazzaville et Pointe-Noire. Alors que les biens de l’État sont inaliénables, la plupart de ces logements sont devenus des propriétés privées. D’autres ont été refaits et mis en location. Tels sont les cas des immeubles situés aux feux de signalisation de l’école de la Mfoa, non loin de la direction générale de la surveillance du territoire, de l’immeuble dit immeuble des italiens au rond-point du boulevard, ainsi que plusieurs autres bâtiments. Leurs occupants avaient été sortis sans ménagement.

Avec les fonds publics, ces bâtiments ont été refaits. Depuis, d’autres locataires ont pris place. Le loyer qui n’était que de 23.000 FCFA par appartement à l’époque, est passé à 350.000 FCFA notamment pour ce qui concerne l’immeuble des italiens. Où vont les loyers versés par les nouveaux locataires ? La rumeur, l’une des denrées dont raffolent les congolais rapporte que les loyers de l’immeuble des italiens sont encaissés par Claudia Sassou Nguesso, tandis que Jean Dominique Okemba encaisserait les loyers des immeubles de l’école de la Mfoa.

Les parlementaires congolais, la commission de lutte contre la fraude, la corruption et la concussion ainsi que d’autres services de contrôle ont là matière à diligenter des enquêtes afin d’édifier le peuple et contribuer à maximiser les recettes de l’État.

Au Congo, quand on parle de fraude ou de corruption, on a tendance à indexer les agents des douanes, des impôts et autres. Personne ne se rend pas compte, ou ne veut pas prendre le risque de dénoncer les services de police de peur sans doute des représailles du sulfureux Jean François Ndengue.

Vous est-il déjà arrivé de vous promener dans les avenues de Brazzaville ou de Pointe-Noire sans constater la présence des policiers ? Non. Même sous la pluie, ils arborent leurs imperméables et se mettent au boulot. Assidus, ils sont toujours à leurs postes. Ce sont les meilleurs agents de l’État congolais. Cet amour pour le travail est-il sincère et sans contrepartie ? Il suffit de se mettre dans un coin et d’observer le comportement de nos policiers. Moyennant un billet de 2.000 FCFA ou de 5.000 FCFA, le conducteur règle l’infraction à l’amiable avec l’agent de l’ordre, car au bureau de la circulation routière au commissariat central, l’infraction, même la moindre se négocie à partir de 36.000 FCFA. Dans les commissariats de police, un détenu pour une simple affaire doit débourser jusqu’ à 50.000 FCFA pour recouvrer la liberté. Dans tous les cas, ces sommes encaissées au titre des amendes forfaitaires se règlent sans reçu, tout au moins, tiré du quittancier du Trésor Public.

Prenez la nationale 2. A la sortie du village Ignié (km 45), vous trouverez deux ou quatre motards de la gendarmerie. Aucun véhicule de commerce en provenance de la zone nord du pays ne peut franchir le barrage sans y avoir laissé des plumes. Pour échapper au contrôle de la gendarmerie, les chauffeurs préfèrent trainer vers Odziba (100 km) et rentrer très tard. Peine perdue, leur ruse est connue des gendarmes. Quand ces derniers remarquent que les recettes ne rentrent pas assez parce que les véhicules qui rentrent à Brazzaville ne sont pas en nombre importants, nos braves gendarmes démarrent leurs motos et rattrapent leurs gibiers là où ils ont garé à Odziba.

Sur toute l’étendue du territoire national, d’importantes sommes d’argent circulent entre les mains des policiers et gendarmes alors qu’ elles devraient être reversées au trésor public au titre des recettes de l’État. Puissent le premier ministre et son gouvernement trouver les moyens de faire rentrer cet argent au Trésor Public.

Nito ALVES

 

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