COMMENT L’OCCIDENT AFFINE SES METHODES PAR MBOMBOG MBOG BASSONG

COMMENT L’OCCIDENT AFFINE SES METHODES PAR MBOMBOG MBOG BASSONG

                      L’Occident affine ses méthodes et il sera de plus en plus difficile de gagner les élections par les urnes.

                    L’éviction de Gbagbo l’a montré. Avant lui, N’krumah, Lumumba, Sankara Cabral, sont morts pour avoir voulu du bien de leurs peuples. Et quand on veut aider son peuple, l’Occident vous éjecte sans ménagement. C’est dire que dans le contexte de la francophonie, extrêmement violent, la prise du pouvoir est une épreuve de Sisyphe, pire qu’en anglophonie. Et quand vous le prenez par la force, le colon s’amène et vous met en difficulté.

                                Il faut donc contourner et organiser le panafricanisme autrement.

D’abord, où avons-nous perdu la bataille :

1- restaurer notre spiritualité et notre religion

2- restaurer la science africaine, ses théories et son système éducatif à la lumière de la science avancée

3- Restaurer les institutions africaines et la forme de l’État fédéral et confédéral.

L’obstacle c’est le modèle de l’État-nation centralisé pour servir le modèle occidental. Ce modèle ruine nos solidarités, installe la pauvreté et le doute sur nos capacités à prendre en main notre destin historique. Pour ce faire, il s’allie à l’élite locale qui lui fait allégeance et reproduit ses propres structures sociologiques.

D’où l’incapacité de l’élite à rivaliser avec son maître. Il est comme l’esclave qui ne sait pas où aller quand on le libère.

Dans toute l’histoire de l’Afrique, l’ethnie a été l’État. Puis l’Ethnie s’est mise avec les autres ethnies pour créer l’État multinational par la fédération ou la confédération, avec comme base minimale de gouvernance, l’esprit de vérité-Justice bien avant l’avènement de l’État-nation occidental. Pas de parti.

En Occident, le parti et le syndicat en sont les équivalents parce que le rationalisme individuel engendre la citoyenneté. L’individu est face à L’État et en Afrique, c’est l’Ethnie qui est face à L’État.

L’appartenance à la tribu c’est la tribalité. La loi de la vie étant la diversité (théorie des système et cybernétique d’ordre), le tribalisme devient une exacerbation de la tribalité.

L’Etat-nation est le vecteur du tribalisme avec le diviser pour régner. Il divise les tribus et les atomise. Il n’admet pas la tribalité parce que l’expérience de l’Europe en matière de sédentarité est récente.

L’Europe sort du nomadisme ancestral des steppes eurasiatiques et vit une nouvelle expérience douloureuse : la formation des tribus basque, corse, catalane, tchétchène, serbe, kurde, etc. qu’elle avait combattus naguère en pensant homogénéiser les comportements. Elle combat la tribu parce qu’elle n’a jamais gérer les tribus mais elle est sommée de s’y faire au risque d’imploser. Nous avons l’avantage de l’expérience des tribus et nous sommes en avance. Or notre éducation nous fait nier notre passé, nos religions, nos cultures alors qu’elles ont tout pour gagner de nouveau les défis. Nous sommes en anthropologie et c’est deux conceptions du monde qui s’affrontent.

               Nous devons donc nous en réjouir et remettre le contrat tribal de Maât sur la table, comme ce fut le cas avec l’empire de l’Égypte dans l’Antiquité et l’empire du Mali au Moyen âge, respectivement premières puissance mondiales. EN tenant compte de la modernité, il est possible d’y greffer la notion de citoyenneté à l’Assemblée, et construire le Sénat des nations ethniques où l’on soumettrait les responsables, ministres et Chefs d’États à une prestation de serment pour que la justice immanente scelle de nouveau le pacte avec la nature du pouvoir africain. Comme par le passé, personne ne volerait. Pas de chômage, pas de prison, pas de vol…

Dans tous les domaines de la connaissance, l’Afrique a une avance et son peuple l’ignore. Il faut donc que la nouvelle génération s’organise à l’échelle du continent, créé des cellules de réflexion et n’oublie pas la diaspora noire.

Il faut faire comme Israël, le Japon, la Chine, l’Inde. Retourner à ces savoirs et organiser de manière synchrone toute l’Afrique pour les 50 ans qui suivent. A ce moment l’Union Africaine rencontrera des fils dignes, déjà mûrs pour sauvegarder ses intérêts. Hors du panafricanisme, aucune prise de pouvoir ne sera efficiente. Elle sera balayée. C’est notre rôle d’aider la nouvelle génération à y parvenir en puisant dans notre patrimoine les ressources dont elle a besoin pour sécuriser ses bien matériel et immatériels.

                          On ne va pas à la mondialisation les bras vides. A ce niveau, les Arabes, les Occidentaux, les Asiatiques ne nous donneront aucune chance, je dis bien aucune.

Alors réfléchissons au lieu de chercher à être tous des présidents de la République bardés de diplômes mais mal préparés en raison de notre éducation livresque délabrée et notre culture abandonnée. Nous sommes de mauvais hybrides.

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