La légende de Wazal par Wazal Ayissi

La légende de Wazal  par Wazal Ayissi

Prémiere partie    (1/4)

           « La légende de Wazal » est un conte qui a pour cadre l’Afrique et ce n’est pas qu’une histoire pour se divertir

Imager ce conte à travers la bande dessinée a aussi pour but de présenter cette partie de l’Afrique qui est la région du bassin du Lac Tchad et les pays qui composent cette région, dont le Cameroun.

 Les paysages – l’architecture – les coutumes – les interdits – les rituels – les cultures vestimentaires – les étoffes – les accessoires – les coiffures – les couleurs de la vie quotidien… »

 

A travers la bande dessinée  « La légende de Wazal », je raconte ma culture, ma source d’inspiration, mon don, ma passion pour la mode que j’ai reçu de mon défunt père, le couturier Ayissi Nga Pierre Célestin. » 

 

 

« Il était une fois, à l’extrême Nord du Cameroun, dans un petit village nommé WAZALVILLE, vivait un peuple, les Wazalgeois. Dans ce petit royaume, riche en ressources naturelles et en traditions, les habitants vivaient en harmonie avec la beauté de la faune et de la nature qui les entouraient, de la terre rouge qui les nourrissait et des esprits qui les protégeaient.

 

C’était un petit paradis sur terre, un véritable havre de paix où le vent doux faisait murmurer les feuilles des arbres et où le ruissellement des eaux miroitantes et le chant paisible des oiseaux apportaient un charme au décor des ses petites cases faites d’argile, de bois et de paille. Les villageois étaient réveillés chaque matin au chant du coq.

                 Les marchands ambulants arrivaient alors pour vendre des beignets de maïs et de manioc tant appréciés par les villageois. Ils avaient pris l’habitude, avant de se rendre aux champs, à la chasse où à leur labeur, de s’assoir ensemble sur des bancs de touche appelés beignétariats : là, ils dégustaient, tout en devisant, les beignets-haricots-bouillie, le mets le plus apprécié de tous les camerounais, riches ou pauvres. Chaque village avait ses codes et règles.     

 

 

        La légende raconte que malheur à celui qui ira cueillir des prunes ou des mangues dans la cour de son voisin sans sa permission : le malheur s’abattra sur lui et sa famille ! Chacun entretenait donc sa cour, le vent qui soufflait chaque nuit, participait au nettoyage des feuilles. Pour tout visiteur extérieur, le village donnait l’impression d’un village robuste, difficile à conquérir.

                                          Ses murs anciens laissaient paraître les différentes et nombreuses batailles déjà menées, et reflétaient une force majestueuse indescriptible. On pouvait voir sur les murs des temples des calligraphies qui véhiculaient des messages secrets.

Mais le secret de la beauté et de la force de ce royaume qui forçait l’admiration de tous et qui, par conséquent, attisait la convoitise, résidaient dans la sagesse des anciens qui permettait d’assurer la pérennité du village.

=========> à suivre

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